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La révolution et la mémoire

L'histoire de la Révolution française a donné lieu à de multiples débats idéologiques entre historiens. Elle est et reste encore un champ d'étude en constant renouvellement...

Condorcet à dit un jour : «Un seul instant a mis un siècle de distance entre l'homme du jour et du lendemain». Elle signale de façon frappante la fracture historique générée par la Révolution française.
Le terme Révolution recouvre deux conceptions antinomiques : Au sens astronomique, il désigne un mouvement qui ramène les choses à leur point de départ.
Au sens de crise, il implique le surgissement brusque et violent de la nouveauté.

Depuis deux siècles, la Révolution a fait l'objet de diverses interprétations, chaque époque y projetant ses propres questionnements.
Au XIXe siècle, à la suite de l'oeuvre monumentale de Jules Michelet (Histoire de la Révolution française, 1847), les analystes ont insisté sur son apport politique et intellectuel : l'avènement de la liberté, de la démocratie et de la laïcité.
À partir de la fin du XIXe siècle, sous l'impulsion de la pensée sociale et de Jean Jaurès, l'accent a été mis sur ses avancées et même, ses anticipations sociales.
Le rôle des classes populaires y a été progressivement valorisé par rapport à celui de la bourgeoisie.
Au XXe siècle, la gauche socialiste et communiste a mis en avant les transformations économiques (émergence du capitalisme) et sociales (émancipation de la paysannerie qui accède à la propriété, rôle accru des classes populaires urbaines, etc.). Cette interprétation a ensuite été développée par les historiens Ernest Labrousse et Albert Soboul.

La première critique de certains historiens contemporains proposant une relecture de la Révolution (François Furet, Denis Richet, Mona Ozouf) a souligné le dérapage de la fin de la Constituante. La Révolution aurait pu déboucher sur une monarchie parlementaire et une hégémonie de la bourgeoisie : la guerre et les conflits au sein du camp révolutionnaire ont conduit à la surenchère et à l'aventure avec le radicalisme populaire.
Une deuxième critique insiste sur le rôle central de la question politique et de la légitimité du pouvoir (comment remplacer la souveraineté du roi), qui n'est résolu qu'un siècle plus tard, avec l'avènement de la IIIe République. Ce point de vue tend à minimiser l'ouvre de la Révolution incarnée par la mutation de la société ou la libéralisation économique.




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