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Et en plus...


Voici des sujets en plus pour améliorer sa culture générale sur cette fameuse période...


Les journeaux

Sous l'Ancien Régime, avant leur publication, les journaux étaient soumis à une censure, sans l'autorisation royale les journaux ne pouvaient être imprimés.

L'Assemblée constituante décréta la liberté totale de la presse moyennant une taxe uniforme de 8 deniers (unité de monnaie) par feuille pour les quotidiens, pour les hebdomadaires, mensuels, etc, la taxe s'élevait à 12 deniers.

Dés 1789, le nombre de journaux s'accrut de façon phénoménale : entre le 5 mai 1789 à la fin de la même année 250 journaux virent le jour. En 1790, 350. Il y eut par la suite un ralentissement très net et le nombre de journaux commença à diminuer sérieusement.

La liberté d'expression étant inscrite dans la Déclaration des droits de l'homme, les Montagnards usèrent de moyens détournés pour ne pas respecter la liberté de la presse. Entre la journée du 10 août 1792 et le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), ils utilisèrent la fureur du peuple pour détruire tous les journaux qui n'adhéraient pas à leurs opinions politiques.

Avec la chute de Maximilien de Robespierre revint la liberté de la presse, le nombre de journaux augmenta de façon considérable jusqu'au coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) qui limita la liberté d'expression.

L'estimation faite sur la publication de journaux entre 1789 et 1800 se chiffre à 1 350 journaux dont on peut trouver la liste dans le Catalogue que publia Gérard Walter en 1943.

A à BC à DE à IJ à L
* Actes des Apôtres (Les) : Journiac de Saint-Méard (journal royaliste)
* Annales patriotiques (Les) : Louis-Sébastien Mercier, Jean-Louis Carra
* Annales politiques(Les) : Simon Henri Nicolas Linguet
* L'Anti-Fédéraliste : (Comité de salut public) inspiré par Maximilien de Robespierre)
* L'Anti-fédéraliste : Claude-François de Payan.
* Ami du peuple (L') : Jean-Paul Marat
* L'Ami des citoyens : Jean-Lambert Tallien.
* L'Ami du peuple par Leclerc : Jean-Théophile Leclerc.
* L'Ami du roi : Christophe Félix Louis Ventre de la Touloubre Galart de Montjoie.
* L'Ami des Théophilanthropes : Armand-Joseph Guffroy.
* L'Apocalypse : Mirabeau
* L'Argus patriote : Charles Théveneau de Morande.
* Bouche de fer (La) : Nicolas de Bonneville
* Bulletin du tribunal révolutionnaire : Jean-Baptiste Coffinhal.
* Le Chien et le Chat : Jacques René Hébert.
* La Chronique de Paris : Condorcet.
* Chronique du mois (La) : Jean-Marie Collot d'Herbois, Étienne Clavière, Condorcet.
* Conservateur (Le) : Dominique Joseph Garat, Marie-Joseph Chénier, François Daunou.
* Le Contrepoison ou préservatif contre les motions insidieuses : (journal royaliste).
* Le Correspondant d'Eure-et-Loir : Pierre Jacques Michel Chasles.
* Le Cosmopolite : Berthold Proli.
* Le Courrier de Brabant : Camille Desmoulins.
* Le Courier de l'Europe : Samuel Swinton, puis Radix de Sainte-Foix (propriétaires), Alphonse-Joseph Serre de la Tour, puis Charles Théveneau de Morande (directeurs).
* Le Courrier de Provence : Mirabeau.
* Le Courrier de Versailles à Paris et de Paris à Versailles : Antoine-Joseph Gorsas.
* Les Dames nationales ou le Kalendrier des citoyennes : Restif de La Bretonne.
* Le Défenseur de la liberté : Pierre Philippeaux.
* La France vue de l'armée d'Italie : Michel Louis Étienne Regnault de Saint-d'Angély.
* La Gazette : Théophraste Renaudot, Fallet, Chamfort.
* Il Giornale patriotico di Corsica : Philippe Buonarrotti.
* Journal de la Montagne.
* Journal de l'opposition : Pierre-François Réal.
* Journal de Paris : Corancez, Antoine Cadet de Vaux, Dussieux, N. Xhrouet.
* Journal de Paris : Michel Louis Etienne Regnault de Saint-Jean d'Angely.
* Journal de Perlet : Charles Frédéric Perlet.
* Journal des amis de la Constitution : Pierre Choderlos de Laclos.
* Journal des Défenseurs de la patrie
* Journal des débats* Le Mémorial : Jean-François de La Harpe, Fontanes, Vauxelles.
* Journal général : l'abbé Fontenai.
* Journal des Halles.
* Journal des laboureurs : Joseph Lequinio.
* Journal des lois : Charles-Nicolas Osselin.
* Journal du soir sans réflexions et courriers de Paris et de Londres : Étienne Feuillant.
* Le Journal du soir sans réflexions et le courrier de la capitale : Denis Tremblay et Jacques René Hébert.
* Journal politique et littéraire : Simon Henri Nicolas Linguet.
* Lettres à mes commettants : Mirabeau.
* Lettres bougrement patriotiques du Père Duchêne : Antoine Lemaire.
M à OPQ à RS à V
* La Manufacture.
* Le Miroir : Claude François Beaulieu (journal royaliste).
* Nouvelles écclésiastiques.
* Observateur : Gabriel Feydel.
* L'Orateur du peuple : Fréron.
* Patriote français (Le) : Jacques Pierre Brissot.
* Père Duchesne (Le) : Jacques Hébert.
* Père Duchêne de Jean Charles Jumel (Le) : Abbé Jean Charles Jumel.
* Les Petites affiches : Pierre Bénézech.
* Le Point du jour : Barère de Vieuzac.
* Le Publiciste de la République française: Jacques Roux.
* Quotidienne (La) : Coutouli et Ripert, (journal royaliste).
* Républicain (Le) : Duval.
* Le Républicain : Condorcet, Thomas Paine.
* Retour du Père Duchêne, premier poêlier du monde : M. de Mont-Lucy.
* Le Réveil du peuple.
* La Révolution de 1792 : Louis Ange Pitou.
* Révolutions de France et de Brabant (Les) : Camille Desmoulins.
* Les Révolutions de Paris : Elisée Loustalot, Sylvain Maréchal, Fabre d'Églantine, Pierre-Gaspard Chaumette, Léger-Félicité Sonthonax.
* Le Rougyff ou le franc en vedette : Armand-Joseph Guffroy.
* Sentinelle (La) : Louvet, François Daunou.
* Le Thermomètre du jour : Jean-Marie Rolland.
* Le Tocsin de Liège.
* Le Tribun du peuple : Gracchus Babeuf.
* La Tribune des patriotes : Camille Desmoulins, Louis-Marie Stanislas Fréron.
* Vieux Cordelier (Le) : Camille Desmoulins.


Le territoire français

La france des généralités
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Crées au XIVe siècle, les généralités sont de circonsriptions fiscales et administrative du royaume de France, permettant à l'Etat de percevoir le produit des impôts royaux (principalement la taille, les gabelles et les aides).
A la veille de la révolution, le royaume est constitué de 34 généralités, que dirige les intendants.


Des livres...

Voici une liste de livre à connaître, tout genres confondut :
La Révolution française de Pascal Dupuy ,Claude Mazauric ,Antoine Auger , Dimitri Casali.
Histoire de la Révolution française, tome 1 de Jules Michelet ,Claude Mettra
Histoire de la Révolution française, tome 2 de Jules Michelet ,Claude Mettra, Alain Ferrari
Quatre-vingt treize de Victor Hugo
Les origines culturelles de la Révolution française de Roger Chartier
On ne meurt qu'une fois : Charlotte Corday de Jean-Denis Bredin
Marie-Antoinette : La dernière reine de Evelyne Lever


La monnaie

Les difficultés financières de l'Etat de furent qu'une petite cause, parmi beaucoup d'autres, de la chute de l'Ancien Régime. La Révolution héritait néanmoins d'une situation désastreuse qui s'accompagnait, du point de vue monétaire, d'une grave disette de numéraire due à la raréfaction des métaux. En 1791 et 1792, des monnaies de nécessité réapparurent un peu partout dans le royaume, et plusieurs particuliers ou sociétés firent fortune en émettant des monnaies dites "de confiance", ayant une audience régionale et contre lesquelles le pouvoir central lutta vigoureusement.
L'histoire des assignats est également liée à ce manque de numéraire. A sa création, en décembre 1789, l'assignat, billet gagé ("assigné") sur les biens nationaux n'était pas une monnaie mais une valeur mobilière à garantie immobilière portant intérêt à 5%. Ce n'est qu'à l'automne 1790, lorsque cet intérêt fut supprimé et que l'Assemblée constituante décida le cours forcé de l'assignat que celui-ci devint un simple papier-monnaie.

A partir de 1791, les émissions se succédèrent à un rythme accéléré pour pallier la détresse du Trésor; mais la méfiance des populations grandit, la monnaie métallique se cacha, les prix augmentèrent et donnèrent lieu à toutes sortes de spéculations et de fraudes. Malgré les mesures autoritaires prises successivement par l'Assemblée législative, la Convention et le Directoire, l'assignat ne cessa de se dévaluer. On en abandonna définitivement l'émission en 1796, l'assignat de cent livres ne valant plus qu'un sou. Dès 1791, la Révolution fit table rase de l'ancienne administration monétaire. Le nombre des ateliers fut diminué, la centralisation accentuée, la frappe des monnaies étroitement contrôlée et les privilèges des monnayeurs abolis. Un concours fut institué la même année pour fixer les types des espèces nouvelles. Ce fut Augustin Dupré, élève de David, qui l'emporta. Il resta graveur général des monnaies jusqu'en 1802 et mit tout son talent à célébrer l'ordre nouveau par des compositions allégoriques imitées de l'Antiquité ( Tables de la Loi, Génie de la Liberté, Hercule, faisceaux, balance, etc...) Ce fut le triomphe du style néo-classique. Le 24 août 1793, le système décimal fut étendu aux monnaies, et en 1795 l'antique livre tournois et la monnaie de compte furent supprimés. Ne subsista comme unité légale que le franc, espèce fixe représentant une valeur immuable d'or et d'argent, et ses sous-multiples : les décimes et les centimes. La loi du 17 germinal an XI ( 7 avril 1803) fixa à 4,50 g d'argent fin le poids de ce franc qui, fait unique dans toute l'histoire monétaire, resta stable jusqu'en 1928.


L'émigration

Les premiers à quitter la France en juillet 1789 sont le comte d'Artois et les trois Condé, dont les têtes ont été menacées au soir de la prise de la Bastille. D'autres hauts personnages suivent cet exemple lorsqu'ils apprennent les premiers massacres survenus à Paris ou en province. Tous sont convaincus que leur séjour à l'étranger sera de courte durée. Après 1791, le comte de Provence arrive à son tour à Coblence. Les émigrés constituent alors des régiments qui suivent, après la déclaration de guerre, les envahisseurs austro-prussiens, mais ils doivent rebrousser chemin après Valmy. Les émigrés, pour qui la patrie est incarnée par le roi, qu'ils doivent donc délivrer, sont devenus aux yeux des révolutionnaires, des traîtres. Ils sont désormais considérés en France comme des ennemis publics.

Diverses lois sont promulguées, celle du 28 mars 1793 codifiant l'ensemble : les émigrés pris sur le territoire seront jugés sans appel par un tribunal et risquent la mort, leurs biens seront confisqués et vendus comme biens nationaux, leurs parents restés en France seront traités en suspects.

Ainsi pourchassés et proscrits, les émigrés ne songent évidemment pas à rentrer. Outre les aristocrates, particulièrement visés, de nombreux bourgeois et des prêtres réfractaires ont passé la frontière, s'éparpillant dans tous les pays voisins, jusqu'en Russie et aux Etats-Unis. Parfois très mal accueillis par les populations ( eux-mêmes montrent souvent de la morgue) , ils mènent le plus souvent une vie très rude : hommes et femmes s'ingénient à trouver divers métiers pour gagner leur pain , le pain amer de l'exil.


Naissance de la Marseillaise...

Le Chant de guerre pour l'armée du Rhin, demandé par le maire de Strasbourg, Dietrich, sur le désir du général Kellermann, au capitaine de génie Rouget de Lisle, poète et musicien à ses heures, fut composé par celui-ci à Strasbourg en avril 1792 et chanté chez Dietrich, où il obtint un succès inouï. Le dimanche suivant, 29 avril, l'hymne, qui avait été entre-temps orchestré, fut joué sur la place d'armes.
Très vite, il fut connu à travers la France. En juin, un certain François Mireur le chanta à Marseille, lors d'un banquet offert aux volontaires de la garde nationale partant pour Paris. Pendant tout le parcours, ceux-ci entonnèrent l'hymne. Ils le chantaient en débouchant, le 30 juillet, tambour battant, place de la Bastille. La Marseillaise - c'est ainsi qu'on l'appela désormais - allait enflammer les volontaires de l'an II.

Elle devint l'hymne national des Français par le décret du 26 messidor an III ( 14 juillet 1795), titre qui lui sera confirmé en 1879 par la IIIème République. Sous la Révolution, un autre chant militaire partageait avec la Marseillaise la gloire de conduire les troupes au feu : le Chant du départ, composé en 1794 par Marie-Joseph Chénier et Méhul.





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