Accueil L'histoire en marche Les protagonistes Les lieux principaux Chronologie Images Et en plus...
Les causes La révolution Les conséquences La mémoire
Les Etats généraux L'assemblée nationale L'assemblée législative La convention nationale Le directoire





Sieyes

Retour aux protagonistes

Sieyes Homme d'Église, homme politique et essayiste (Francais)
Né le 3 mai 1748
Décédé le 20 juin 1836 (à l'âge de 88 ans)


Fils d'un employé du fisc et maître de poste, il fait ses études au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, devient prêtre en 1774. Il prit une part active à la Révolution française de son début (avec la publication de Qu'est-ce que le tiers état ? en 1789) qui obtient un grand retentissement, à sa fin (par sa participation au coup d'État du 18 brumaire).

En 1789, il est élu député du tiers état aux États généraux et c'est lui qui propose, le 17 juin 1789, la transformation de la Chambre du Tiers état en assemblée nationale. Il rédigea le serment du Jeu de paume et travailla à la rédaction de la Constitution. Élu dans trois départements à la Convention, il vota la mort du roi et se « déprêtisa » selon le rite officiel.

Pendant la préparation de la constitution de l'an III, le 20 juillet 1795 (2 thermidor), il prononça un discours resté célèbre au cours duquel il proposa la mise en place d'une jurie constitutionnaire, premier projet d'un contrôle étendu de la constitutionnalité des actes des organes de l'État.

En 1795, il refusa le poste de Directeur auquel il est élu. En 1798, il fut envoyé comme ambassadeur à Berlin. En 1799, il se résolut à entrer au Directoire, puis prépara le coup d'État du 18 brumaire et devient président du Sénat sous l'Empire. De 1815 à 1830, il fut exilé comme régicide à Bruxelles. Il rentra en France en 1830.

En 1795, Sieyès fut en premier lieu membre de la classe des sciences morales et politiques, future Académie des sciences morales et politiques de l'Institut de France.

Lors de la réorganisation de 1803, il fut en outre élu dans la deuxième classe, qui succédait à l'Académie française après plusieurs années de disparition, et où il remplaça, au fauteuil 31, Jean Sylvain Bailly, guillotiné le 12 novembre 1793.

Après la seconde Restauration de 1815, Sieyès fut exclu de l'Académie, en 1816, en tant que régicide, et remplacé aussitôt par le marquis de Lally-Tollendal, nommé par ordonnance royale.

Retour aux protagonistes



Contact  Ajouter aux favoris  Conseiller le site  Newsletter  Plan du site  Mentions légales