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Carnot

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Carnot Homme politique (Francais)
Né le 13 mai 1753
Décédé le 3 août 1823 (à l'âge de 70 ans)


Le futur "Organisateur de la victoire", Lazare Carnot, né à Nolay, le 13 mai 1753, d'une famille de notaires bourguignons, a été très vite attiré par le métier des armes. Sorti de l'Ecole du génie de Mézières, il mène une vie de garnison à Calais, Cherbourg, Béthune, Arras.
Acquis aux idées nouvelles, il est élu à la Législative, puis à la Convention, où il vote la mort du roi. Mais ce fervent républicain s'intéresse surtout à la défense du pays contre l'invasion. Envoyé à plusieurs reprises aux armées, il s'acquitte avec zèle de ses fonctions, ce qui lui vaut, en août 1793, d'entrer au Comité de salut public.

Carnot s'occupe alors de la défense nationale avec une ardeur et une compétence qui le font respecter de tous : il constitue quatorze armées, décide des plans d'opération et contribue personnellement, avec Jourdan, à la victoire de Wattignies.
De caractère entier, il est souvent en opposition avec Robespierre, Couthon et Saint-Just, dont il est loin de partager toutes les idées. Lors du complot de Thermidor, il se joint aux ennemis de l'Incorruptible et empêche les sections parisiennes de secourir les hors-la-loi. Pourtant, au lendemain de la journée, il eût été compris au nombre des proscrits, sans l'intervention d'un député, indigné qu'on pût songer à demander des comptes au sauveur de la République.
En novembre 1795, Carnot est élu directeur et continue à élaborer des plans de campagne contre l'Autriche. Homme d'ordre, il écrase le complot de Babeuf mais se brouille bientôt avec Barras et Rewbell : accusé de sympathies pour la droite, il réussit à s'enfuir en Suisse lors du coup d'Etat de Fructidor ( 4 septembre 1797).

Carnot est rappelé en France par le Premier Consul en janvier 1800. Ministre de la Guerre pendant quelques mois, il entre ensuite au Tribunat , mais ses idées républicaines l'empêchent d'approuver l'ascension de Bonaparte : il se prononce contre le consulat à vie et contre l'établissement de l'Empire. Il reste dès lors sans emploi officiel et vit retiré, consacrant son temps à des études scientifiques. En 1814, voyant l'invasion menaçante, il propose ses services : Napoléon lui confie la défense d'Anvers contre Bülow. Il ne rendra la place qu'après l'abdication de l'Empereur.
Rallié à la Restauration, il blâme pourtant la politique royale un Mémoire au Roi, vite connu du public, qui indigne les ultras. Au retour de l'Ile d'Elbe, il accepte le portefeuille de l'Intérieur, devient comte d'Empire et pair de France. Après Waterloo, porté sur la liste des proscrits comme régicide, il va s'installer à Varsovie, puis à Magdebourg, où il meurt le 3 août 1823. Les restes de ce grand patriote seront ramenés en France en 1889 et déposés avec solennité au Panthéon.

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