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L'assemblée nationale


Nous pouvons dire à partir de cet période que la rebellion est réellement ouvert.
La défiance des députés envers les décrets royaux et les mouvements de mutinerie dans l'armée conduisent le roi à capituler.
Après avoir tenté, en vain, de revenir à la représentation en trois ordres, le 27 juin 1789, Louis XVI invite la noblesse et le clergé à rejoindre l'Assemblée nationale, qui s'érige en Assemblée nationale constituante le 9 juillet.


Cédant aux pressions de la reine et de son frère le comte d'Artois (futur Charles X), Louis XVI appelle plusieurs régiments étrangers loyalistes, qui viennent stationner à Paris et à Versailles.
Le 11 juillet, il renvoie le très populaire Jacques Necker. Le peuple de Paris réagit à ce qu'il prend pour une provocation par des émeutes, qui commencent le 12 juillet. Le 14 juillet, la prison royale de la Bastille est prise d'assaut, car elle est considérée comme le symbole du despotisme de la dynastie des Bourbons.
Le roi rappelle Necker le 16 juillet et, le lendemain, il se fait présenter par Jean Sylvain Bailly, à l'Hôtel de Ville, la cocarde tricolore (bleu, blanc, rouge), nouveau symbole de la nation. Inquiets de la tournure des événements, le comte d'Artois et d'autres grands du royaume, les premiers émigrés de la Révolution, quittent le pays ce même jour.

La bourgeoisie parisienne, craignant d'être débordée par la « populace », a établi en hâte le 13 juillet un pouvoir municipal provisoire et organisé une milice populaire, qui prend le nom de Garde nationale. L'exemple de Paris est bientôt imité partout en France, et la Garde nationale est placée sous le commandement du marquis de La Fayette, qui s'est déjà illustré durant la guerre de l'Indépendance américaine. Incapable de refouler la marée montante de la révolte, Louis XVI retire ses troupes.
Depuis plusieurs années, la misère et la disette ont accru le brigandage et le vagabondage dans les campagnes françaises. Les événements de Paris et la crise politique amplifient le sentiment d'insécurité et sont à l'origine de la Grande Peur, qui se répand dans le pays à partir du 20 juillet 1789. Les paysans prennent les armes pour se défendre contre la menace supposée et, la crainte passée, se tournent contre la noblesse pour détruire les traces écrites des droits féodaux, allant parfois jusqu'à incendier les châteaux.

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La prise de la Bastille Bénédiction La Grande Peur

Nous arrivons en août 1789. C'est une période charnière car elle comporte les lois fondamentales de la Révolution.

Le premier fait est tout d'abord l'abolition des privilèges.
Inquiète de voir le mouvement lui échapper, la bourgeoisie possédante décide de reprendre ces revendications à son compte. Dans la nuit du 3 au 4 août 1789, le clergé, la noblesse et la bourgeoisie du parti patriote votent l'abolition des privilèges (corvée, servitudes personnelles) et le rachat des autres droits seigneuriaux.

Dans les jours suivants, l'assemblée proclame l'égalité des peines, la libre admission à tous les emplois, l'abolition des dîmes levées par l'Église, ainsi que celle de la vénalité des charges et de tous les droits féodaux.

Viens ensuite un élément qui restera dans l'histoire de France pour une durée indéterminée : La déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Dans la foulée, l'assemblée décide de placer en préambule de la future constitution une Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Inspiré de la philosophie des Lumières et conçu sur le modèle du préambule de la Constitution des États-Unis, ce texte est voté le 26 août 1789. Les idéaux révolutionnaires sont résumés sous la formule « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Tandis que l'Assemblée constituante délibère, la population de Paris, affamée et alarmée par des rumeurs de conspiration royaliste, réclame du pain et s'agite. Des récits rapportant qu'au cours d'un banquet, à Versailles, la cocarde tricolore a été piétinée, font monter la tension.
Les 5 et 6 octobre 1789, une foule de Parisiens, principalement des femmes, marche sur Versailles et entame le siège du palais royal. Louis XVI et sa famille sont secourus par La Fayette qui, à la demande des émeutiers, les escorte jusqu'au palais des Tuileries à Paris, où ils s'installent.
Après cet épisode, les membres les plus conservateurs de l'Assemblée constituante, qui a suivi le roi à Paris, remettent leur démission.
Dans la capitale, la pression des citoyens s'accentue tant sur la cour que sur l'Assemblée. La tendance la plus radicale domine de plus en plus à l'Assemblée, mais l'objectif premier, une monarchie constitutionnelle, est maintenu.

A la fin de l'année 1789, c'est l'arrivée des grandes réformes.
Voici les plus importantes :

*Vote des lois sur l'élection
*Le découpage administratif
*Les questions financières.
*Les provinces abolies sont remplacées par un découpage en 83 départements
*Les titres héréditaires sont bannis
*Un jury populaire est institué pour les procès criminels
*Refonte complète des lois françaises est entreprise.
*En instaurant des conditions de propriété pour accéder au droit de vote, la Constitution réduit l'électorat aux seuls possédants
*L'autorité législative est confiée à une assemblée unique composée de 745 membres élus suivant un scrutin indirect.

La première rédaction de la Constitution reçoit l'approbation du souverain le 14 juillet 1790, au cours des cérémonies grandioses de la fête de la Fédération, au Champ-de-Mars à Paris, auxquelles participent des délégations de tout le pays.

Pour éviter la banqueroute financière, l'État est autorisé dès le mois de décembre 1789 à créer une formule qui devient papier-monnaie en mars-avril 1790 : l'assignat est garanti par les terres confisquées à l'Église, les biens nationaux, qui représentent un dixième de la superficie de la France.

Une des principales lois fondamentales est aussi la constitution civile du clergé
La suppression de la dîme et la « mise à disposition de la nation des biens du clergé » (2 novembre 1790) exigent une redéfinition du statut de l'Église et de ses rapports avec l'État.
Le 12 juillet 1790, est votée la Constitution civile du clergé, d'inspiration gallicane, destinée à être intégrée à la Constitution. L'organisation de l'Église est calquée sur celle du pays. Il doit désormais y avoir un seul évêque par département ; archevêques métropolitains, évêques et curés doivent être élus par des assemblées électorales. Chacun doit recevoir de l'État un traitement. Cette Constitution civile du clergé est approuvée par le roi en l'état.

Lasse d'attendre la consécration de la Constitution civile du clergé par le pape, l'Assemblée constituante exige des ecclésiastiques un serment de fidélité à la nation, le 27 novembre 1790.
Cette décision provoque une cassure profonde et imprévue.
Bien que la majorité des membres du bas clergé soit pourtant acquise à la Révolution, l'Église est divisée par un schisme.
Les prêtres « constitutionnels » acceptent de prêter serment, tandis que les « réfractaires » continuent à ne reconnaître que l'autorité suprême du pape. La plupart d'entre eux prennent le parti de la contre-révolution.
La population se retrouve en position de choisir entre un bas clergé dont elle se sent proche et les idéaux de la Révolution.


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La nuit du quatre août Droits de l'homme Les articles des droits de l'homme Constitution civile du clergé

Cependant, quinze mois se déroulèrent entre l'acceptation du premier projet de constitution par le roi à l'achèvement de la version définitive. Ce qui justifie l'échec du compromis entre Louis XVI et les révolutionnaire.
Les rapports de force au sein du mouvement révolutionnaire évoluent sensiblement au profit des radicaux.

Les rumeurs faisant état de contacts réguliers entre la reine Marie-Antoinette et son frère Léopold II, empereur du Saint Empire romain germanique, attisent la tendance radicale. Comme la plupart des autres monarques d'Europe, Léopold a recueilli les émigrés et ne fait pas à exprimer de sa répulsion envers la Révolution.
La véritable rupture entre le peuple et la famille royale a lieu lorsque celle-ci tente de fuir à l'étranger ; elle est arrêtée à Varennes, le 21 juin 1791.
Déjà discrédité par son hostilité manifeste à la Révolution, Louis XVI est ramené à Paris le 25 juin et provisoirement suspendu.

Au sein du camp révolutionnaire, la modification du rapport de force provient avant tout de la méfiance et du mécontentement des couches populaires exclues des élections. Réclamant le droit de vote et surtout des mesures pour mettre fin à la misère, les couches populaires s'ancrent fermement dans le radicalisme. De plus en plus présent lors des débats de l'Assemblée, le peuple parisien exerce une pression sur les délibérations. Ce processus est accéléré par la création de clubs révolutionnaires qui, de Paris, font circuler les mots d'ordre révolutionnaires grâce à leurs ramifications dans tout le pays.
Le vote de la loi Le Chapelier (14 juin 1791), qui interdit aux « citoyens d'un même état ou profession » de se regrouper, affirme le caractère bourgeois de la Révolution.

Le 17 juillet 1791, les sans-culottes se rassemblent sur le Champ-de-Mars pour soutenir une pétition réclamant la déposition du roi. Sous les ordres du marquis de La Fayette, la Garde nationale ouvre le feu sur les manifestants. Ce bain de sang provoque une fracture définitive entre le peuple, favorable à l'instauration de la république, et une frange de la bourgeoisie. Les modérés, qui souhaitent une monarchie constitutionnelle, quittent le club des Jacobins et fondent le club des Feuillants.

Après avoir démis Louis XVI, la majorité modérée de l'Assemblée constituante, redoutant le désordre croissant, décide de réinstaller le roi sur le trône dans l'espoir de freiner la radicalisation de la Révolution et d'empêcher une intervention étrangère.

Très différente du projet initial, la Constitution de 1791 est finalement adoptée le 3 septembre 1791. Louis XVI, qui prête serment le 14, devient « roi des Français ». Il conserve l'autorité exécutive, mais ses moyens d'action sont strictement limités. Son pouvoir de veto est simplement suspensif, et l'Assemblée, souveraine et disposant d'un pouvoir prédominant, a un droit de regard effectif sur la conduite des affaires étrangères.
L'Assemblée constituante se sépare le 30 septembre 1791.
Le lendemain a lieu la première réunion de la nouvelle assemblée, l'Assemblée législative.


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La fuite du roi Les clubs révolutionnaire La constitution de 1791





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