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L'assemblée legislative


L'Assemblée législative est élue au cours de l'été 1791, tandis que Léopold II et Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse, se rencontrent à Pillnitz le 27 août et affirment leur soutien à la monarchie française.
Cette menace à peine voilée à l'égard de la Révolution décuple l'ardeur des patriotes.

A partir de cet époque, nous discernons une radicalisation de la Révolution

La Législative, qui se réunit pour la première fois le 1er octobre 1791, est composée de 750 membres élus au suffrage censitaire, tous dépourvus d'expérience car les membres de la Constituante se sont eux-mêmes décrétés inéligibles. Avec elle, nous voyons l'arrivée de l'émergence des factions politiques.
La nouvelle assemblée est divisée en factions fortement opposées. Les plus modérés sont les Feuillants, qui soutiennent la monarchie constitutionnelle prévue par la Constitution. Au centre, le groupe majoritaire est dépourvu d'opinion arrêtée et par conséquent ne dispose pas de l'initiative.
Les plus radicaux de l'assemblée sont les Girondins (ou « brissotins ») - qui demandent la transformation de la monarchie constitutionnelle en une république fédérale - et les Montagnards (Jacobins et Cordeliers), favorables à l'établissement d'une république indivisible et fortement centralisée.

Unis provisoirement par leur conviction républicaine, Girondins et Montagnards font voter plusieurs textes importants, notamment l'obligation aux émigrés de rentrer avant le 1er janvier 1792 (9 novembre 1791), et la condamnation à des peines de prison ou de déportation pour le clergé réfractaire (29 novembre 1791).

Le veto émis par Louis XVI contre ces textes suscite toutefois une crise qui permet aux Girondins d'accéder au pouvoir, en mars 1792.
Malgré l'opposition des Montagnards, en particulier de Maximilien de Robespierre, le cabinet girondin dominé par Roland de La Platière adopte une attitude belliqueuse à l'égard de Frédéric-Guillaume II de Prusse et du nouvel empereur germanique, François II.
Les deux souverains soutiennent ouvertement les activités des émigrés et l'opposition des propriétaires terriens féodaux d'Alsace aux lois révolutionnaires. Dans le camp favorable à la guerre, on trouve aussi bien des monarchistes, qui espèrent la défaite du gouvernement révolutionnaire et la restauration de l'Ancien Régime, que des Girondins, lesquels veulent triompher définitivement des contre-révolutionnaires à l'intérieur et étendre les principes révolutionnaires en Europe.
Le 20 avril 1792, sur proposition de Louis XVI, l'Assemblée législative déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie (Léopold II en tant que souverain d'Autriche), entamant la longue période des guerres révolutionnaires.

Profitant des erreurs et des trahisons du haut commandement français, en majorité monarchiste, les armées autrichiennes remportent plusieurs victoires et pénètrent sur le sol français, suscitant une vive émotion. L'invasion de la France a des répercussions majeures sur le climat politique de la capitale.

Le 11 juin 1792, le roi émet un veto au nouveau décret sur les réfractaires et à la création d'un camp de 20 000 fédérés aux portes de Paris. Deux jours plus tard, il renvoie le gouvernement girondin (13 juin), qui est remplacé par un cabinet feuillant.
Une semaine après la chute de Roland de La Platière, la foule en colère envahit le jardin des Tuileries, résidence de la famille royale, mais Louis XVI maintient son veto. Le 11 juillet, après que la Sardaigne et la Prusse ont rejoint le camp de la guerre contre la France, la Législative décrète « la patrie en danger ». Des renforts sont envoyés au front, et des volontaires de tout le pays arrivent à Paris. Le chant du contingent marseillais est popularisé et devient un hymne patriotique sous le nom de Marseillaise. Le 25 juillet 1792, le commandant en chef allié, Charles William Ferdinand, duc de Brunswick, menace Paris d'une « subversion totale » si la famille royale est maltraitée.

Texte important : La chute de la monarchie de Michelet.

Une nouvelle époque débute alors en France, car c'est à partir de ce moment que la monarchie touche à sa fin

Bien entendu, la décision du duc ne fait qu'accroître la ferveur patriotique et le mécontentement populaire à l'égard de la monarchie.
Le 10 août 1792, sous l'impulsion des Montagnards, des sans-culottes parisiens et des volontaires nationaux en route vers le front ravagent les Tuileries et massacrent la garde suisse du roi. Louis XVI et sa famille se réfugient dans l'enceinte de l'Assemblée législative, qui décide de suspendre immédiatement la monarchie et place le roi en détention dans la prison du Temple.
Le même jour, les insurgés déposent le conseil de Paris, qu'ils remplacent par une Commune insurrectionnelle, avec Pétion et Manuel à sa tête.

Les Montagnards, sous la direction de l'avocat Georges Danton, dominent désormais la Commune et accroissent leur influence au sein de l'Assemblée législative. Celle-ci décide la tenue d'élections au suffrage universel masculin, destinées à réunir une nouvelle convention constitutionnelle.
Signe de la radicalisation, un tribunal criminel extraordinaire est créé, et l'assemblée décrète la déportation des réfractaires.

Début septembre 1792, c'est un véritable massacre marquant la première dérive de la révolution : pris de panique devant l'avance des armées ennemies et les rumeurs de complot contre-révolutionnaire, le peuple en armes massacre plus d'un millier de royalistes, prêtres réfractaires et détenus de droit commun dans les prisons de Paris et de certaines villes de province.
Les chefs montagnards, comme Georges Danton ou Jean-Paul Marat, encouragent ou laissent faire la tuerie.

Illustration : cliquer sur les titres pour de plus amples informations

La journée terrible du 10 aout 1792





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